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Les conférences

  • Ath: Ce mardi, une conférence aura lieu sur le plus haut sommet de la péninsule ibérique

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    affiche segouin 2024.jpgSitué en Andalousie dans les montagnes enneigées de la Sierra Nevada, Mulhacen qui signifie « seigneur » en Arabe, est le plus haut sommet de la péninsule ibérique. A ses pieds, s’étalent les charmants villages blancs des Alpujarras, entourés des anciennes cultures en terrasse évoquant les montagnes de l’Atlas.

     A la fonte des neiges, l’eau est acheminée dans ces villages par un système d’irrigation mis en place par les Maures lors de la conquête musulmane. L’eau, d’une pureté légendaire, a de tous temps joué un rôle capital dans le développement de ces bourgades.

    Sur la route de Mulhacén, le ravin de Poqueira est une des principales destinations touristiques des Alpujarras. L'influence mauresque se lit dans l'architecture des villages, avec leurs maisons cubiques à toits plats, les minarets devenus des églises, et les fontaines. La station thermale de Lanjaron tient sa renommée de sa source la plus précieuse qui est la Capucina, que l’on consomme seulement sur prescription médicale.

    De multitudes fêtes religieuses et populaires attirent également les touristes comme la fête de la Croix célébrée dans toute l'Andalousie, processions et installation d'autels dédiés à la Croix.

    Yvonnick Segouin va aussi à la rencontre d’hommes et de femmes, passionnants, témoignant de leur amour pour leur terre, et des techniques artisanales ancestrale qu’ils préservent.

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 6 février à 14h30.

    Renseignements 068/681.998 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50€

  • Houtaing: Conférence le 28 janvier sous la présidence d'honneur du comte Yves d'Oultremont

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    1.jpgConférence à Houtaing 28 janvier 2024

    Sous la présidence d'honneur du comte Yves d'Oultremont,l'associ ation "Houtaing, d'autrefois à nos jours" et ses membres fondateurs Nicole Herbecq, Françoise Risselin, Béatrice Roucour, Michel Wery et Pascal Roucour organisent un après-midi événementiel.

    A cette occasion, Pierre Peeters, photographe du patrimoine, artisan du livre et directeur éditorial des collections Wapica et Cultura Memoria, donnera une conférence exceptionnelle : “Le mausolée d’Oultremont, petite basilique à la voute étoilée »

    2.jpgIl vous proposera de le suivre dans son parcours de vingt années d’édition et de reportages allant du peuple Sénufo, New-York, Rome, Charleroi, Bonne-Espérance, Iran, Tournai et, bien sûr, Ath et Houtaing… avec le culte de la mort, le sens des monuments funéraires et la voûte étoilée qui est omniprésente dans l’art, la littérature, la poésie, la philosophie. Parcours iconographique avec plus de 70 documents souvent inédits.

    Au programme :

    14hrs : Ouverture du mausolée de la Comtesse d’Oultremont, patrimoine exceptionnel de Wallonie.

    3.jpgIntervention musicale par la mezzo-soprano Miyaghi Osada

    15hrs: Conférence dans le local de la « Société de Musique ». Miyaghi Osada terminera la conférence avec « L’Hymne à la Joie ».

    16hrs : En avant-première du Salon du livre "Tournai la Page", du week-end des 3 et 4 février,  présentation rapide du dernier livre de la collection Cultura Memoria : « L’Abbaye de Bonne-Espérance ». En effet le mausolée est dédicacé à « Notre-Dame de Bonne-Espérance » dont la statue miraculeuse est en la basilique de Bonne-Espérance.

    Durant la pause sucrée et le verre de l’amitié, vous pourrez découvrir le travail éditorial de Pierre Peeters.

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    Infos

    Pour soutenir l’association, de manière exceptionnelle, les éditions Wapica proposent le livre « ATH – Archéologie et Monuments », qui reprend des chapitres consacrés à la salle de la Société de Musique, au Château de la Berlière et bien sûr au Mausolée de la Comtesse d’Oultremont.

    Infos

    D’une valeur de 50€, il sera proposé à 50% (25 €) pour les 50 premières réservations.

    Le livre devra être retiré lors de cet après-midi culturel.

    Pour réserver votre livre :

    1° par un simple mail auprès de Béatrice Roucour : beatriceroucour@gmail.com

    2° ou par un versement sur le compte de l’asbl Wapica : BE-1262-0532-5731

    Pour la bonne organisation avec les bénévoles, merci de venir avec la preuve de paiement.

    En cas d’empêchement, il restera la possibilité de retirer votre exemplaire chez Béatrice Roucour, 1 rue de Leuze, à 7812 Houtaing.

    PAF : 6€ et gratuit pour les moins de 12 ans.

    Tous renseignements et réservations auprès de beatriceroucour@gmail.com

    Gsm 0474.58.05.63

    pierre.peeters@wapica.be

  • Ath: Ce mardi aura lieu une conférence sur les mondes de Galilée 

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    affiche Lo Bue 2024.jpgParmi les huit planètes du Système solaire, il en est une qui surpasse toutes les autres : elle est la plus énorme, la plus massive, l’une des plus étranges.

    Géante parmi les géantes, elle porte le nom du Maître des dieux, Jupiter. Des premières observations de Galilée à l’extraordinaire mission de la sonde Galileo, l’étude de Jupiter et de son incroyable cortège de satellites n’a cessé de remettre en cause bien des certitudes.

    Comment ne pas s’émerveiller face ce monde insaisissable, qui ne nous montre que sa canopée nuageuse, agitée par des tempêtes cyclopéennes ?

    Et que cachent les nuages de Jupiter ?

    Que se passe-t-il sur Io ?

    Quels mystères recèlent les plaines verglacées d’Europe ?

    Invitation à explorer un environnement unique, qui défie l’imagination, celui des mondes de Galilée !

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au Palace, le mardi 23  janvier à 14h30.

    Infos: 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour les non-abonnés : 7,50€

  • Ath:De la Zélande aux Terres de Débat, par Michel de Waha

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    capture.jpgSamedi 20 janvier 2024 à 15 heures, à la Maison Culturelle (château Burbant, auditorium Marion Coulon) : Traité de Tournai (1322) ou Traité de Paris (1323). De la Zélande aux Terres de Débat, par Michel de Waha, professeur honoraire Université libre de Bruxelles.

    Le 6 mars 1323 était publié le « Traité de Paris ». La Zeeuws Genootschap voor Wetenschappen fondée en 1769 a voulu célébrer et étudier ce traité qui marque la fin des prétentions flamandes à la suzeraineté sur la Zélande bewesten Schelde, en gros la partie de la Zélande située sur la rive gauche de l’Escaut (dont le cours a varié au fil des siècles), et en ce sens la création d’un véritable comté de Zélande uni au comté de Hollande. La Société, mais aussi le Royaume des Pays-Bas, qui y a contribué par une parade navale, ont fêté cet événement, et la Société a organisé en Zélande une première rencontre scientifique consacrée à ce traité. L’original de celui-ci est conservé aux Archives Départementales du Nord à Lille où, le 14 octobre, une journée d’étude a rassemblé historiens zélandais, français et belges, les comtés de Flandre et de Hainaut étant partie prenante à ce document. La conférence s’articulera autour de nos réflexions à propos de cette journée et de l’article que nous avons rédigé pour les actes qui seront publiés par la Zeeuws Genootschap, en français d’ailleurs.

    En bref, le traité règle certains des conflits pendant entre le comte de Flandre et le comte de Hainaut devenu également comte de Hollande, de Zélande et seigneur de Frise en 1299. Les points d’accord trouvés concernent, dans l’ordre, la Zélande (la Flandre renonce à toute suzeraineté ou souveraineté sur la Zélande désormais comté en soi, uni au comté de Hollande), la « Flandre impériale » ( très mauvaise dénomination d’un ensemble de seigneuries se trouvant sur la rive droite de l’Escaut, relevant à ce titre de l’Empire germanique, mais possédées à des moments et à des titres divers par les comtes de Flandre, mais contestées à celui-ci notamment par Jean d’Avesnes comte de Hainaut, puis par son fils Guillaume I (III en Hollande)). Le comte de Hainaut renonce à ses prétentions sur ces territoires. Le traité prévoit également une procédure pour régler le différend portant sur les terres de Débat, qui oppose Hainaut et Flandre depuis 1280, et sur lequel les parties n’avaient pu s’accorder.

    L’objet de mon intervention était, tout d’abord de remettre les choses au point. Les Terres de Débat, à savoir la ville de Lessines et six villages, dont Flobecq sont peu étendues et paraissent à première vue comme d’une importance mineure. Il s’agissait de combattre une opinion répandue chez les historiens français, qui ne voient dans cette Querelle qu’une expression exacerbée de la haine viscérale qui opposait les descendants de Marguerite d’Avesnes, les Avesnes et les Dampierre. Cette haine aurait ainsi fait négliger aux comtes de Hainaut et de Flandre des affaires bien plus importantes. Partant de ces « errements », on débouche depuis Franz Funck-Brentano, à la fin du XIXe siècle, sur des jugements concernant le caractère des protagonistes, et sur l’exaltation de la grandeur et de la sagesse du roi de France Philippe le Bel.  La fixation d’une frontière entre le Hainaut et la Flandre, en 1280, tendait à créer une limite là où depuis plus d’un siècle, comtes de Hainaut et de Flandre avaient tout fait pour ne pas en définir, mais avaient aussi par un traité passé en 1176, interdit la construction de nouvelles fortifications. En 1280 donc, le comte de Hainaut ne disposait, comme seule défense de toute cette région, que de la Tour Burbant. Quelle qu’ait été la puissance de celle-ci, elle ne suffisait pas, seule, à assurer la sécurité du Hainaut. Le seigneur d’Audenaerde disposait, à Flobecq, d’une importante fortification. Dès 1280, Jean d’Avesnes obtint (avec des restrictions cependant) l’inféodation de cet alleu. Guy de Dampierre, comte de Flandre contesta immédiatement le statut allodial de l’ensemble castral, ce qui fut le début d’un très long conflit, d’autant plus exacerbé, que la maîtrise de Flobecq était d’une importance stratégique capitale pour le Hainaut.

    La journée d’études vit l’intervention majeure de l’historienne gantoise Valéria Van Camp. Celle-ci a découvert aux Archives de la Ville de Gand une copie d’un texte en tous points semblable au Traité de Paris, et auquel celui-ci fait allusion, mais fait à Tournai le 4 décembre 1322. Pour Valéria Van Camp et pour moi, cette unique copie change fondamentalement la manière de comprendre le traité de Paris. La réaction des historiens français à cette découverte fut de la minimiser, de considérer le texte du 4 décembre 1322 comme une minute du traité de Paris, ce qu’il ne peut être. De manière fondamentale, les historiens français minimisent la capacité des parties à négocier en dehors de l’influence (de la surveillance) et du patronage du roi de France. Ils considèrent également pour négligeable l’implication de l’Empire dans des questions qui concernent pourtant son territoire. On trouvait cette façon d’analyser les événements il y a quelques années déjà dans un ouvrage qui mettait en avant le caractère inachevé de la construction bourguignonne.

    V. Van Camp se centrant sur les aspects diplomatiques et administratifs de ce qu’il faut bien appeler Traité de Tournai, nous en avons analysé les aspects politiques, nous plaçant dans l’optique du comte de Hainaut.

    Le Traité de Tournai est conclu dans des circonstances particulières. Le nouveau comte de Flandre, Louis de Nevers élevé à la cour de France n’arrive en Flandre que le 18 octobre 1322. Ce qui signifie que le traité a été négocié et conclu dans le court délai de deux mois. Les deux comtes ont ainsi fait table rase des nombreuses procédures d’arbitrage qui dans les décennies précédentes s’étaient immanquablement conclues par des échecs plus ou moins retentissants. Leur volonté politique les a amenés à créer de nouvelles situations de droit. Le comte de Flandre a abandonné ses revendications sur la Zélande, tirant les conséquences de la défaite navale flamande de Zierikzee en 1305. Le comte de Hainaut, Guillaume I, homme d’expérience qui menait une politique d’envergure européenne, a abandonné ses revendications sur la « Flandre Impériale ». La concession était majeure, puisque Guillaume renonçait ainsi à constituer un bloc territorial continu entre ses différents comtés. Pour passer du Hainaut en Hollande ou de Zélande en Hainaut, le comte devra nécessairement traverser une principauté voisine, la Flandre ou le Brabant. Guillaume avait obtenu depuis 1321 les dispenses de parenté nécessaires à la conclusion du mariage de son fils et héritier avec jeanne la fille aînée du duc de Brabant Jean III. (Jeanne ne deviendra héritière du Brabant que suite aux décès successifs de ses trois frères).

    Il est par contre tout à fait surprenant que le traité de Tournai ait laisser demeurer en suspens la question des Terres de Débat et de Flobecq en particulier. Certes, l’état d’esprit affiché par les deux comtes était à la pacification. Mais la voie de pénétration militaire rapide au travers du Hainaut restait ouverte. Que penser de l’absence de modernisation de la tour Burbant pendant toute la première moitié du XIVesiècle ?

    Cette dernière question sera résolue au Traité de Cambrai, en 1333. Les châtellenies de Flobecq et de Lessines seront tenues en fief du comte de Flandre par le comte de Hainaut, étant cependant entendu que les deux parties travailleraient à la délimitation exacte de ce qui, en leur sein, était tenu de Flandre et de ce qui était tenu de Hainaut. Comme Michel Deltenre l’a bien montré, cette délimitation précise ne fut jamais exécutée. Le comte de Hainaut entra en possession effective de Flobecq par l’achat de la seigneurie aux héritiers des seigneurs d’Audenaerde. Un hommage croisé fut créé : le comte de Flandre devint vassal du comte de Hainaut pour les seigneuries de Blaton et de Feignies. Hérold Pettiau a mis en évidence que ce type de contrat devait beaucoup à ce qui se pratiquait dans le cadre des relations entre les comtes de Hainaut et de Luxembourg.

    En 1322 comme en 1333, les deux comtes ont créé le droit pour sortir de durs conflits. Ils l’ont également et peut-être surtout fait pour se libérer l’un comme l’autre de l’emprise étouffante du roi de France.

  • Ath: Venise cette cité mythique ne cesse depuis sa création, de fasciner et d’éblouir

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    affiche Courtade 2023.jpgCette cité mythique, suspendue entre le ciel et l’eau, ne cesse, depuis sa création, de fasciner et d’éblouir les esprits les plus blasés. Si elle n’existait déjà, quel visionnaire pourrait, aujourd’hui, l’imaginer et lui donner une aussi puissante et fastueuse destinée ?

    Elle aurait pu n’être qu’un songe mais elle appartient, désormais, à l’éternité !

    Eric Courtade nous révèle tout ce qui fait de Venise ce lieu unique et incontournable, il nous dévoile les atours singuliers, les majestueux attraits, les caractères les plus forts, les intimes secrets…

    Partout, à tout instant, au fil du Grand Canal, du Rialto à San Marco, de la Guidecca à Murano, surgissent en une fabuleuse farandole, les splendeurs du passé, la grandeur de l’histoire, les richesses d’une civilisation…les charmes et la douceur d’une vie dont le quotidien est envahi d’art et de passion ! Dans un dédale de canaux, de ponts et de ruelles se succèdent églises, palais, échoppes et estaminets…lumières magiques, légendes et reflets vous ensorcèlent… artistes et artisans vous dévoilent leurs secrets éternels…carnaval et fêtes traditionnelles, où la mer joue toujours le premier rôle, vous emportent dans un tourbillon intemporel d’où l’on ne peut, ni ne veut, s’échapper. Tous vos repères s’évanouissent, le passé devient présent, le présent se sublime et la vie se décline, mélodieuse et enivrante, au rythme du Campanile et de nonchalants gondoliers.

    La Sérénissime est digne des rêves et des envies qu’elle a toujours suscités !

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 9 janvier à 14h30

    Renseignements 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50€

  • Ath: La conférence sera consacré aux jeux qui accompagnent les fêtes locales

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    affiche Ducastelle 2023.jpgLa conférence sera consacrée d’abord aux grands jeux qui accompagnent la ducasse et les fêtes locales, le jeu de balle et le tir à l’arc.

    Certains ont disparu depuis fort longtemps alors qu’ils étaient très pratiqués autrefois. C’est le cas du Bricolet. Les concours de chants de pinsons ont été fort vivants à Ath au cours du 19e siècle et ils ont connu un renouveau à la fin du deuxième millénaire.

    Le jeu de crosse est peu pratiqué aujourd’hui dans l’entité d’Ath mais il est fort vivant à Chièvres ou dans l’entité de Beloeil où il est emblématique à l’occasion du carnaval. Les jeux attirent un large public et ils contribuent à l’animation des fêtes. Ils ont inspiré les écrivains ou les artistes. Ils sont parfois représentés aujourd’hui par des figures gigantesques.

    Au 19e siècle, le tir à l’arc est réservé aux couches les plus riches de la population. Il se démocratise au 20e siècle. Le jeu de balle a donné lieu à un artisanat bien vivant au cours du 19e siècle. C’est la balle pelote qui est habituellement pratiquée. Les jeux sont encouragés par les autorités communales qui subsidient les sociétés et mettent en place des infrastructures. Ces jeux sont aujourd’hui concurrencés et remplacés par des activités sportives qui bénéficient des moyens audiovisuels et se pratiquent avec des joueurs professionnels au niveau international. 

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 19 décembre 2023 à 14h30.

    Renseignements 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50€

  • Ath: L’art des sons sera le thème de la conférence d'André Van Oekel

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    affiche van oekel2023.jpgL’art des sons offre une grande variété d’émotions  « transfigurées par la puissance de l’art », affirme le philosophe Francis Wolff.

    Dès l’Antiquité l’année est rythmée par des fêtes dans lesquelles la musique occupait une place essentielle. La civilisation judéo-chrétienne en a poursuivi la tradition. Mais depuis une bonne quarantaine d’années, une série de fêtes nouvelles sont apparues pour fêter la musique  chaque année, particulièrement durant l’été, ou de manière ponctuelle comme lors de la chute du Mur de Berlin.

    Un florilège de musiques diverses … il démontre que le monde classique peut nous réserver de beaux moments !

    André Van Oekel est licencié en philologie classique et en musicologie.

     

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 5 décembre 2023 à 14 h 30.

    Renseignements 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50 euros

  • Ath: Conference sur les portraits d'une Reine hors-norme

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    affiche ERsteve b 2023.jpgAu cours de cette conférence, la conférencière vous propose de découvrir une période peu connue mais artistiquement fascinante, car fondatrice du style et de l'esprit britannique.

    Il s'agit du règne de la reine Elisabeth I d'Angleterre, née en 1533, décédée en 1603. Devenue reine en 1559, c'est sous sa gouvernance que la littérature, la poésie, le théâtre, l'architecture et les arts prennent leurs essors.

    La Reine Élisabeth  I contribue au développement de l'art du portrait, se faisant peindre à de très nombreuses reprises au cours de son règne. Elle veille à la représentation de son image. Celle-ci sert à légitimer sa position à la tête de la monarchie. Sa condition virginale est exaltée, et de nombreux symboles contribuent à la vision qu'elle souhaite donner d'elle-même ! 

    Cela donne des portraits étonnants et fourmillants de détails passionnants,  à découvrir !

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 7 novembre 2023 à 14 h 30.

    Renseignements 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50 euros

  • Ath: A l'Auditorium on va parler des abbesses de Ghislenghien aux XVIe et XVIIe siècles

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    Abbaye Croy.jpgSamedi 21 octobre à 15h, à la Maison culturellle d’Ath (château Burbant), Les abbesses de Ghislenghien aux XVIe et XVIIe siècles : des personnalités au service de leur institution,  par Philippe Desmette, professeur à l’ Université Saint-Louis, Bruxelles.

    « Fondée vers le premier quart du XIIe siècle dans l’orbite de la noblesse hainuyère, l’abbaye de Ghislenghien va connaître un destin prospère qui trouvera son épilogue à la toute fin du XVIIIe siècle, durant l’occupation française. De ces six siècles d’existence, nous pouvons connaître aujourd’hui encore de larges pans. En effet, cette abbaye bénédictine est l’une des institutions régulières du Hainaut d’Ancien Régime qui nous a laissé un des plus beaux ensembles documentaires. » Souligne l’Historien Mafflou, Jean-Pierre Ducastelle

    À côté des archives médiévales – qui n’ont rien de négligeable , les sources modernes se révèlent d’une particulière richesse. « Dans le fonds même de l’abbaye, les chroniques offrent au chercheur d’innombrables données, souvent d’une précision exemplaire, qui restituent par le menu le quotidien d’une abbaye bénédictine. Outre d’autres pièces du même fonds, on pourra recourir également aux archives des institutions centrales des Pays-Bas, notamment celles du Conseil d’État, qui, en raison des prérogatives princières en matière de désignation des abbesses, recèlent, elles aussi quantité d’informations précieuses. » Conclut Jean-Pierre

    Nous souhaitons précisément attirer ici l’attention sur ces abbesses qui, du milieu du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle, en plein cœur donc de la Réforme catholique tinrent les rênes de l’institution.

    « Il s’agira d’abord de cerner leur personnalité. Qui étaient-elles ? Quels furent leur parcours avant d’accéder à l’abbatiat ? Ce qui nous amènera à nous intéresser aux raisons pour lesquelles elles furent choisies pour diriger leur communauté.

    Ensuite, nous envisagerons quelques thématiques auxquelles elles furent confrontées au cours de leur prélature. Au vu du cadre chronologique, il s’agira bien entendu d’évoquer les faits militaires et leurs conséquences, notamment le retrait des religieuses dans leur refuge durant parfois de longues périodes et dans des conditions difficiles. En lien avec ce contexte troublé, mais aussi indépendamment de celui-ci, elles eurent à gérer les bâtiments abbatiaux, à les rénover ou à les adapter aux évolutions de la communauté. Au-delà de ces réalités matérielles, l’abbesse incarne aussi une figure spirituelle. Que sait-on de de ses attitudes en la matière et, plus largement des impulsions qu’elle souhaita donner à ses religieuses ? »

    On le voit, les angles d’approches sont multiples qui permettent d’appréhender à la fois les personnalités et les actions de Mesdames de Ghislenghien.

     

  • Ath: La conférence de l'UTD abordera le réchauffement climatique

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    affiche VIOT 23.jpgLa conférence aborde essentiellement deux questions.

    Pourquoi savons-nous que le réchauffement climatique a lieu ?

    Comment essaye-t-on de nous faire croire le contraire ?

    Divisée en quatre temps, la conférence aborde tout d’abord l’histoire de la science climatique de Joseph Fourier à nos jours. Elle examine ensuite comment fonctionne le GIEC. Elle s’intéresse aux principaux outils mis en oeuvre par les dénégateurs du climat, qu’on les appelle climatosceptiques ou climatoréalistes.

    Enfin, elle montre comment une propagande est massivement financée pour que nous doutions .

    Romaniste (UCL) de formation, Jean-François VIOT est diplômé de l’Université de Queensland sur les techniques de dénégation scientifique. Son ouvrage « Chaud Devant ! Bobards et savoirs sur le climat », éditions Luc Pire, préface de Jean-Pascal van Ypersele, traite des techniques argumentaires mises en place depuis cinquante ans pour contrer les acquis de la science climatique. Depuis 2022, Jean-François VIOT collabore à l’émission « Quel temps pour la planète » (RTBF). Scénariste de l’émission spéciale climat (Quel avenir pour notre planète ?, 2022), il est, depuis 2023, le responsable de la séquence hebdomadaire « Climatiquement correct » qui combat les clichés climatosceptiques en démocratisant la compréhension de la science climatique.

    Infos

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 17 octobre 2023 à 14 h 30.

    Renseignements 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50 euros

  • Ath: Voici le programme 2023-2024 de L'Université du Temps Disponible

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    Capture d’écran 2023-09-14 144153.jpgL’UTD s’adresse à ceux qui savent que nous n’avons jamais fini d’apprendre et qui souhaitent mieux connaître le monde et comprendre la société par le biais de rencontres avec d’éminents passionnés.

    Infos et réservations : 068 68 19 98 – utd@mcath.be

    CONFÉRENCES

    Mardi à 14h30 au Palace

    Tarifs : Abonnement : 30€ / 7,50€ la séance

    Le programme de la saison 2023-2024

    17 octobre         VIOT Jean-François – Réchauffement climatique : comment la rhétorique joue avec la science

    7 novembre       ESTEVE Sylvie – Fascinants portraits de la Reine Élisabeth I

    16 novembre     Théâtre : EN FINIR AVEC EDDY BELLEGUEULE (Hors abonnement UTD)

    21 novembre     MARCOWITCH Olivier – La cybersécurité, un enjeu pour les états, les entreprises et les universités

    5 décembre        VAN OEKEL André – Musique en fête

    12 décembre     UNIVERCINÉ – Titre à définir (Salle du cinéma l’Écran) (hors abonnement UTD)

    9 janvier              COURTADE Éric – Venise, la sérénissime

    23 janvier           LO BUE Francesco – À la découverte des mondes de Galilée

    6 février              SEGOUIN Yvonnic – MULHACEN, le seigneur andalou

    20 février            MICHEL Olivier – Tous allergiques ? Comprendre une épidémie contemporaine

    12 mars               NAHAVANDY Firouzeh : Luttes et résistances des Iraniennes

    19 mars               UNIVERCINÉ – Titre à définir (Salle du cinéma l’Écran) (hors abonnement UTD)

    26 mars               JAUMAIN Serge – Évolution de la fonction présidentielle aux États-Unis

    9 avril    ROSELAER Adrien - WATERLOO, de la légende à l'histoire

    12 avril Théâtre : FRANKENSTEIN (hors abonnement UTD)

    16 avril UNIVERCINÉ – Titre à définir (Salle du cinéma l’Écran) (hors abonnement UTD)

    23 avril VROMAN  Grégory - L’enfer, une histoire illustrée

    14 mai DUJARDIN Vincent – L’Europe face à la guerre de l’Ukraine, un tournant ?

    28 mai JACOBS Roel : Charles Quint, rêves et cauchemars d’un empire

    11 juin LHEUREUX Catherine – Rennes-le-Château ; où l’histoire rencontre le mystère

     EXCURSIONS

    26-09-2023         CHARLEROI

    novembre 2023 Excursion de deux jours

     janvier 2024      Théâtre aux Galeries

    21 mars 2024     À définir

    23 mai 2024       À définir

     

  • Ath: Ce soir, on parlera des inégalités sur le Covid

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  • Ath : L'UTD organise une conférence sur la grande et petite Bretagne

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    affiche Marique 23 - 60.jpgVoyager, c’est trouver l’accord entre le rêve, l’histoire et la géographie…

    Qui n’a rêvé d’être assis avec le roi Arthur à la Table Ronde ?

    Qui ne s’est questionné sur ces étonnants mégalithes de Carnac et de Stonehenge ? 

    De la Petite Bretagne de France et la Grande du Royaume-Uni, nous côtoyons les peuples du Néolithique... les Celtes et les corsaires.  Bordée par le Sentier des Douaniers, la mer ne cesse de ronger la côte de Granit. La forêt de Brocéliande et le château de Comper nous attendent pour conter leurs histoires de fées et d’enchanteur. Pas loin de Tintagel où est né Arthur, les mines d’étain des Cornouailles surplombent l’océan en furie.  Chamanes barbus et disciples du soleil rendent hommage au solstice d’été sur le site de Stonehenge…

    Dans les monts d’ Arrée, les druides de Bretagne célèbrent le Samain, le nouvel an celtique. Le carnaval des Gras de Douarnenez et le festival d’Armor de Vannes réaffirment l’identité bretonne. Entre néolithique et moyen-âge, ce voyage s’attache à relier la légende, le mythe et la réalité… Mais ne nous ramène-t-il pas aussi aux racines de ce qui fait notre culture ? 

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 19 septembre à 14h30.

    Infos : 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50€

  • Ath: L’Université du Temps Disponible d’Ath revient ce mardi avec Christian Cannuyer

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    IMG_1689_modifié.JPGLA SYRIE, APRÈS PLUS DE DIX ANS DE GUERRE ET UN SÉISME DÉVASTATEUR. Pour un regard sans concession mais sans contrainte, avec une attention particulière à la situation des chrétiens. Conférence présentée par le Professeur Christian Cannuyer

    Le conflit syrien dure maintenant depuis plus de douze ans, même s’il est aujourd’hui cantonné à un espace réduit du territoire et sur un mode de « basse intensité ». Il a fait au bas mot 500 000 morts, provoqué l’exil de 5 millions de Syriens et forcé plus de 6 millions d’entre eux à se déplacer à l’intérieur d’un pays désormais totalement à reconstruire.

    La révolte citoyenne initiale contre le régime baathiste, dans la foulée du « printemps arabe », s’est vite muée en une guerre régionale où s’opposent « l’arc sunnite » (Turquie, Arabie saoudite, monarchies du Golfe) et « l’arc chi‘ite » (Iran, Hezbollah libanais), avec des interférences intéressées des USA, de la Russie et d’Israël, tandis que sur le terrain les milices islamistes, relevant tantôt d’al-Qaïda, tantôt du Daech, visent l’instauration d’un état théocratique.

    En fait, on ne dénombre pas moins de huit conflits parallèles. L’exposé tentera d’en démêler la complexité en s’éloignant des lectures trop simplistes incriminant de manière univoque l’un ou l’autre protagoniste. Il insistera sur le drame vécu par la minorité chrétienne du pays, qui, accusée d’être inféodée au régime, est devenue l’angle mort de la vision des médias et des chancelleries occidentales. Il plaidera aussi pour qu’on en finisse avec un embargo international qui frappe surtout la population civile et a empêché le déploiement de la solidarité qu’aurait justifiée le tremblement de terre de février dernier.

    Christian Cannuyer a été professeur à la Faculté de Théologie Catholique de Lille, Président de la Société Royale Belge d’Etudes Orientales, Directeur du Bulletin Solidarité-Orient, Directeur de la Collection "Fils d'Abraham" (Brepols), Secrétaire Général du Cercle Royal d’Archéologie et d’Histoire de la ville d’Ath.

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au Palace, le mardi 5 septembre à 14 h 30

    Infos au 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50€ 

    affiche Cannuyer 23.jpg

  • Ath : Le burn-out c'est quoi ? Une conférence vous expliquera ce mal sournois

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    affiche p debliquy.jpgAujourd’hui, on parle de plus en plus du burn-out, les statistiques explosent. Jusqu’il y a peu, ce mot était inconnu de la plupart d’entre nous. Or, maintenant chacun se trouve plus ou moins directement concerné, pour lui-même ou une personne de son entourage.

    Alors, de quoi parle-t ’on  ?

    C’est quoi exactement le burn-out ?

    Comment apparaît-il ?

    Comment en reconnaître les signes ?

    Comment réagir ?

    Comment aider une personne qui a craqué ?

    Pourquoi y a-t-il actuellement une telle épidémie ?

    Qu’entend-on aujourd’hui par fatigue pandémique ?

    Toutes ces questions seront abordées lors de la conférence donnée par Pascale Debliquy, co-fondatrice du Centre Psyché (Centre pluridisciplinaire de prise en charge des situations de stress, burn-out et transition de vie, à Waterloo), auteure du livre Cadeau ! hypnothérapeute.

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE, le mardi 23 mai à 14 h 30.

    Infos au 068/68.19.98 - utd@mcath.be- Prix pour non-abonnés : 7,50€

  • Ath: Une conférence sur le populisme aura lieu ce mardi au Palace

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    Capture d’écran 2023-04-23 151332.jpgLe propre du populisme, c'est que le leader se réclame d'un peuple sacralisé. Quand il est élu, il prétend détenir un mandat qui ne souffre pas de contestation. Or les démocraties libérales sont basées sur un système de checks and balances" (contrôles et équilibres) qui fait en sorte que l'on ne puisse pas abuser d'une position majoritaire. Ce sont ces contre-pouvoirs que le leader populiste combat: les juges indépendants, la presse, et même - on l'a vu lors de l'élection présidentielle américaine de 2020 - la vérité factuelle

    Trump et Poutine (qui n'est pas un populiste au sens strict du terme) ont ceci en commun que tous deux promeuvent la "post-vérité". Cette expression signifie que la vérité n'a plus d'importance, qu'on ne fait plus de différence entre un fait bien établi (jusqu'à preuve du contraire) et un fantasme ou un "fake." C'est de cette défaite de la pensée, pour parler come Finkielkraut, que nous devons aujourd'hui tenter de surmonter."

    Guy Haarscher, est un philosophe et professeur ordinaire émérite de la Faculté de philosophie et lettres et de la Faculté de droit de l'université libre de Bruxelles.

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au PALACE,  le mardi 25 avril 2023 à 14 h 30.

    Renseignements 068/68.19.98 - utd@mcath.be

    Prix pour non-abonnés : 7,50€

    affiche Haarscher.jpg

     

  • Ath: Ce lundi la Maison de la Laïcité organise une conférence sur les écoles

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  • Ath: Une conférence qui va parler des « belgicismes » admis dans les dictionnaires

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    affiche Francard.jpgLe français des Wallons et des Bruxellois a été longtemps stigmatisé par une tradition puriste qui condamnait tout écart par rapport au français de référence, assimilé au « français de France » ou même au « français de Paris ». Mais les « chasses aux belgicismes » paraissent aujourd’hui clôturées, comme en témoignent des publications comme le Dictionnaire des belgicismes (Francard et al. 2010, 2015, 2021) et d’autres initiatives visant à convaincre le grand public de la légitimité du français « de Belgique ».

    La conférence illustrera ces « belgicismes » aujourd’hui admis dans les dictionnaires usuels du français « faits à Paris » (selon l’expression d’Alain Rey) et dans les représentations linguistiques des francophones de Belgique. Elle élargira ensuite la perspective à l’avenir du français, dans le contexte de la mondialisation linguistique.

    Michel FRANCARD est professeur émérite de l’Université catholique de Louvain. Il a consacré une part essentielle de son enseignement et de ses recherches aux variétés du français dans la francophonie et aux langues minoritaires.

    Auteur de nombreuses publications scientifiques et d’ouvrages de vulgarisation, il collabore au Petit Robert depuis 2008 et a tenu la chronique de langue «Vous avez de ces mots » dans le journal Le Soir de 2016 à 2022. 

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au  PALACE,  le mardi 28 mars 2023 à 14h30.

    Infos au 068/68.19.98 Courriel: utd@mcath.be

    Prix pour non abonnés : 7,50€ 

  • Ath: Ce samedi Philippe Guignet donnera une conférence sur le Hainaut

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    1.jpgSamedi 25 mars 2023 à 15 heures, à la Maison Culturelle d’Ath (château burbant) : Economie, société et vie religieuse d’une province, le Hainaut (XVIIe et XVIIIe siècle) par Philippe Guignet, professeur honoraire à l’Université de Lille, président de la Commission Historique du Nord.

    Le Hainaut, cette province de taille moyenne (un peu plus de 5000 km²) ne fut pas un pays de cocagne, même si les représentations traditionnelles évoquent une civilisation attachante où il fait bon vivre. En vérité, il faut, en se gardant des généralisations hâtives, avoir conscience des grandes scansions conjoncturelles.

    Après l’étiage démographique de la fin du XVIe siècle, la société du Hainaut connut une croissance à propos de laquelle on peut parler de « Trente Glorieuses » du XVIIe siècle entre 1600 et 1630 (dates rondes). Puis s’impose une conjoncture qui sans être toujours noire, fut pour le moins grise. Les difficultés furent en effet aggravées par l’entrée en guerre de la France contre l’Espagne en 1635. Les perdants furent les artisans, les petits paysans qui subissent une dégradation de leurs conditins de vie. Les groupes sociaux médians souffrirent également, alors que les « gros censiers » qui louent des dizaines d’hectares, prennent à ferme les droits seigneuriaux et la dîme dominent le monde paysan. Dans les villes, une volonté de reprise en main et d’encadrement des populations par le renforcement des structures corporatives se manifeste avec de grands Magistrats devenus de fermes tuteurs du dispositif corporatif. Dans les cités marchandes, les négociants qui pour la plupart font commerce de tout (grains, bois, textiles, vins, etc.) sont les maîtres des prix et donc in fine de l’emploi. La pauvreté est toujours obsédante, mais le temps de Charles Quint a légué aux villes un réseau d’Aumônes Générales.

    Le beau « XVIIIe siècle » est évidemment clairement décelable dans le Hainaut où la courbe des naissances s’envole dès les années 1720-1730. La prospérité de l’agriculture est un fait avéré. Des blocages structurels commencent à être levés. Dans plusieurs secteurs, la jachère commence à être abandonnée dans le second XVIIIe siècle. On assiste à un apogée des fabriques rurales, à une exurbanisation des activités manufacturières dans maintes cités, tandis que de nouvelles frontières économiques se font jour (découverte du charbon dans le Valenciennois, extraction charbonnière en essor dans le Hainaut belge, affirmation de la vocation dentellière à Valenciennes, Binche, etc).

    Le Hainaut enserré en grande partie dans le diocèse de Cambrai fut durement affecté par les troubles politico-religieux des dernières décennies du XVIe siècle. La Contre-Réforme catholique s’y déploie ensuite avec une grande puissance. Outre le réseau de près de 600 paroisses anciennement constituées, l’Église peut compter sur un impressionnant quadrillage d’institutions tenues par le clergé régulier. Les villes du XVIIe siècle sont de surcroît confrontées à une « invasion conventuelle ». Se met en place une Eglise d’action dynamisée par des prélats de combat (Richardot, Buisseret, surtout F. Van der Burch) qui en liaison avec les autorités civiles instaurent un ordre moral (au sens noble du terme) que l’on peut qualifier d’« hispano-tridentin », ou de « burgondo-borroméen ». L ‘alphabétisation qui associe l’enseignement des rudiments, la formation religieuse et la « civilité chrétienne » est au service d’un projet de recatholicisation intégrale de la société. Les jésuites, on ne le répétera jamais assez, furent des acteurs majeurs de cette reconquête des âmes. Les dévotions foisonnent, le mouvement confraternel est en pleine vitalité.

    En dépit des mutations, du XVIIIe siècle, ce modèle de chrétienté demeure stable. Le peuple est toujours fervent. C’est un peu l’âge d’or du clergé séculier. Les grandes abbayes dont le recrutement se réduit après 1750 tirent partie de rentes foncières abondantes et sont saisies par la fièvre de la bâtisse. Y a-t-il des amorces de déchristianisation après 1750 ?. Dans le second XVIIIe siècle, les loges maçonniques se multiplient dans le Hainaut, mais à l’époque sont-elles vraiment des lieux de sociabilité hostiles au christianisme ? Beaucoup d ‘historiens en doutent.

  • Ath: Douceurs et cruautés de Botticelli, une conférence de Sylvie Estève

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    affiche estevefr.jpgDe Alessandro Botticelli, tout le monde connaît  "La Naissance de Vénus " et  " Le Printemps ". Les coloris doux, les formes souples, serpentines et ciselées, l'harmonie générale de l'ensemble des tableaux confèrent à ceux-ci une séduction et une qualité indéniable. Leur construction est savante et élaborée.

    Ces œuvres, parce qu'elles racontent et qu'il faut décrypter, incarnent  l'esprit intellectuel qui régnait à la cour des Médicis, sous l'égide de Marsile Ficin.

    Botticelli, incarne la Renaissance florentine dans ce qu'elle a de plus délicat et raffiné !

    Mais aussi, moins connues, certaines œuvres ont des aspects bien plus cruels et illustrent la mentalité d'une époque et peut-être certains aspects de la personnalité de Botticelli... 

    Une conférence très intéressante qui sera présentée au  PALACE,  le mardi 21 mars à 14h30