Vendredi 7 juin à 20h, la Maison Culturelle d’Ath accueillera, en guise de clôture de saison, l’impertinent et décalé Didier Super. Âmes sensibles s’abstenir…
« Bonjour, toi ! Mais qu’est-ce que t’es moche ! » Voilà comment démarre son spectacle. Didier Super, c’est du politiquement et totalement incorrect. Pour en profiter pleinement, il est conseillé aux spectateurs de venir munis d’un second degré en béton armé pour faire face à un humour acide, grinçant, provocant… mais surtout complètement choquant.
De l’outrage à outrance
Didier Super ne dénonce pas, il force le trait pour mieux le rendre affreux. Durant plus d’une heure, il invective tout le monde, y compris, comme à son habitude, les spectateurs ou le technicien lumière. Didier Super dénonce tout ! Au programme : de la provocation sans limites par le racisme débridé, la xénophobie décomplexée, la violence verbale et la mauvaise foi de ce fou du roi, bouffon des temps modernes. Aussi décapant que du White Spirit, il s’amuse à choquer avec ses thèmes de prédilection : chômage, racisme, pédophilie, Tiers-Monde… avec cette fois une cible particulière, les femmes à qui il reproche de faire le lit du capitalisme en choisissant de coucher avec des hommes riches plutôt que des pauvres.
Trashédie-comique
Dans « Ta vie sera plus moche que la mienne », Didier Super campe une quinzaine de personnages, accompagné par ce qui lui reste de sa guitare. Il raconte l’histoire de Ludovic, un jeune chômeur en galère, sur qui une bonne fée se penchera un jour. Aussitôt fait, il reçoit un mail d’une dame africaine mourante qui lui propose 700 000 milliards de dollars US. C’est le début d’une odyssée théâtrale loufoque où Ludovic bouffe du Mac Do, fait des cauchemars, croise des Punks à chien, des Femen et voyage en « Israelo-Palestine » où il réconcilie les Juifs et les Arabes.
Un spectacle féroce, transgressif, incisif, méchant, méprisant et glauque. Pour rigoler, faut tout lâcher !
Pour le 7 juin, une préparation physique de l’esprit digne des plus grands sportifs est donc requise. Booster son second degré, armer ses zygomatiques, assouplir son sens critique, entrainer son humour au tout terrain…
Infos :
Vendredi 7 juin à 20h
Le Palace
Rue de Brantignies, 4, Ath
15€ (tarif plein) – 7,50€ (-26 ans) – 12€ (tarif abo)
6€ (tarif abo – 26 ans) – 1,25€ (Art.27)
Tél : 068/681.998 – billet@mcath.be


Vous l’aviez découvert dans «Sans Ailes et Sans Racines», Hamadi revient avec son premier spectacle, celui qui raconte son exil… Meilleur seul en scène par les prix de la critique 2009 !













A 20h, le Palace se donnera des allures de cabaret. Le Grand Cabaret de Patrick Sébastien n’a qu’à bien se tenir, le duo de clowns Okidok n’a vraiment pas de quoi rougir devant les grands noms du show-business. Benoît Devos et Xavier Bouvier reviennent cette année avec leur nouvelle création, « Le cabaret cirque des Okidok ». Entour2s d’une dizaine d’amis, musiciens, chanteuse vamp et pulpeuse, clowns, jongleurs, acrobates et contorsionniste, les Okidok prennent possession des lieux pour mettre autant de paillettes que possible dans les yeux des petits et des grands. Ce spectacle de cabaret-cirque propose une galerie de personnages singuliers comme autant de disciplines qui se complètent, se cherchent et se répondent pour titiller, amuser et faire rire le public. Sur scène, le duo présente une succession de numéros avec des artistes, régionaux pour la plupart, aux disciplines bien différentes. Little Legs, The One Man Band et Nancy Smith raviront les oreilles des spectateurs, pendant que Kamila Ganclarska (contorsion et aérien), Guy Waerenburgh (jonglerie), Ann Bernard (bolas) et le duo de portés acrobatiques Txomin et Chloé s’occuperont d’en mettre plein les yeux au public le temps d’une soirée aux mille facettes. A vivre seul, en couple, entre amis ou en famille, le cabaret-cirque est le moment détente par excellence qui fera office de thérapie à tous les zygomatiques en manque d’activité.



